Le BTP se met à l’heure collaborative !

Apparue dans les années 2000, l’économie collaborative consiste à mettre en commun des ressources et à les partager, dans un esprit d’économie et d’entraide. En France, 46% des TPE n’utilisent pas leurs ressources à plein ou n’en ont qu’un besoin ponctuel. Achats groupés, location de matériel, aide entre artisans, mise à disposition de personnel, transfert de clients, partage de chantiers… Appliquée au BTP, l’économie collaborative propose une multitude de possibilités. Les réseaux d’entreprises complémentaires ont donc tout intérêt à travailler dans ce sens, dans un souci d’économie, mais aussi de souplesse.

Le prêt de matériel a le vent en poupe !

Favorisée par l’émergence de nouvelles plateformes, la location de matériel entre professionnels du BTP, notamment, se réinvente. Les acteurs traditionnels doivent désormais compter avec de nouvelles venues : les plateformes digitales spécialisées dans la location de matériel de BTP entre professionnels, telles que Tracktor, Swaplife ou Equipementapartager. Celles-ci proposent aux entreprises qui ont des besoins fréquents et qui ont investi dans des équipements de louer aux artisans qui ont des besoins ponctuels et moins de trésorerie le matériel qui leur est nécessaire Ce procédé permet de rentabiliser des équipements sous-utilisés. Il s’agit d’un procédé gagnant-gagnant, dans lequel petites et grandes entreprises se retrouvent : les petites entreprises peuvent ainsi accepter davantage de chantiers, tandis que les grandes peuvent rentabiliser plus vite et mieux leurs équipements. Le marché de la location de matériel BTP représente un marché de près de 4 milliards d’euros en France en 2016.

Des applications variées, à découvrir

Si on commence à avoir l’habitude de penser en terme de partage de bureaux ou d’ateliers, et plus spécifiquement pour le secteur du BTP, en terme de prêt ou location de matériel, si on connaît souvent les sites de mise en relation qui proposent des aides ponctuelles en terme de personnel spécifique, on connaît moins d’autres domaines de l’économie collaborative….

Ainsi, des associations recollectent, reconditionnent et vendent à prix très bas (- 70%) des matériaux (bois, pierre, briques, carrelage…) ou des produits de construction à des professionnels ou à des particuliers, pour permettre que les rebuts de chantier ne partent pas à la déchetterie, et sont ainsi l’objet d’une économie circulaire dans le bâtiment.

Le BIM propose à tous les acteurs d’un même chantier (architectes, ingénieurs, artisans, constructeurs) de travailler ensemble sur une même plateforme collaborative et leur permet d’avoir accès aux plans, documents, contrats, afin d’assurer la cohérence et le suivi de l’information. Ces solutions permettent ainsi de répondre à des problématiques comme l’éparpillement géographique des différents intervenants et leur multiplicité. Elles sont un outil de dialogue fédérateur et permettent des simplifier la planification d’une remise de projet, et permettent gain de temps et plannings tenus. C’est la promesse de plateformes telles que thinkproject !.

Une société sur 10 fait appel au travail collaboratif

La société d’assurance MMA a réalisé une enquête téléphonique – l’étude Kantar TNS – qui fait le point sur les différentes pratiques collaboratives par les acteurs du métier. Sur 436 gérants de TPE interrogés, 45% s’affirment prêts à partager leurs matériel et équipements. En 2017, près d’une TPE sur quatre, soit 22%, a emprunté ou prêté une ressource à une autre. Concrètement, 11%des TPE ont prêté ou emprunté un équipement ou un matériel, dont 9% à titre gratuit. Locaux, puis équipement et matériel sont les deux premiers postes de prêt et d’emprunt. Dans les faits, ces pratiques collaboratives concernent le partage de matériel pour 8%, et la mise à disposition de personnel pour 4%.

Freins et avantages

Les frein qui entravent le développement de ce type d’économie aujourd’hui sont liés au problèmes d’assurances des engins, à l’organisation interne de l’entreprise, et sont également des freins culturels qui concernent le manque d’habitude ou de confiance.

Les principaux avantages recensés sont le gain financier, mais aussi la souplesse et la réactivité, et l’assurance de bonnes relations au sein de son réseau de partenaires. Près des deux tiers des TPE estiment qu’une couverture spécifique serait nécessaire pour couvrir ce genre de pratique.

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